Le service de crise et de post-crise

Le service de crise et de post-crise

Objectifs du Service de crise

-  Offrir aux patrouilleurs de la Ville de Québec et de la SQ un service 24/7 d’intervention pour toute crise psychosociale ou psychiatrique (y compris l’application de la loi P-38.001);

- Prévenir l’incarcération et la judiciarisation des personnes qui vivent avec un problème de santé mentale sur le territoire de la Ville de Québec et de la région;

- Contribuer à la formation des patrouilleurs à propos des problématiques de santé mentale.

Le contexte d’une intervention de crise ou de l’arrestation constitue un moment privilégié où les intervenants de Pech et les policiers peuvent convenir d’alternatives pour les citoyens ou la « clientèle santé mentale-justice » afin d’éviter l’hospitalisation ou la judiciarisation. Bon an mal an, près de 700 citoyens de la Ville de Québec bénéficient de ce service.

Pech répond uniquement aux appels des patrouilleurs par l’entremise du 911. Il n’est pas possible pour un citoyen d’appeler directement le service de crise de Pech

Le Centre de crise de Québec (tél.  418-688-4240 ) peut lui répondre aux appels des citoyens désireux d’obtenir de l’aide et du support dans un contexte de crise psychosociale sans passer par l’intermédiaire des services policiers.

 

Objectifs du service post-crise

- Offrir du support psychosocial après la crise;

- Aider au déménagement et à la relocalisation des personnes;

- Accompagner en Cour ou à travers le processus judiciaire (probation);

- Médiation auprès des propriétaires de logements;

- Démarches auprès des CLÉ;

- Démarches pour trouver un médecin traitant;

- Liaison auprès des CSSS et des groupes communautaires;

- Offre de médiation dans les cas de couples en crise qui vivent de la violence conjugale.

Le service post-crise de Pech est unique en ce qu’il s’adresse aux personnes qui ont vécu une crise psychosociale ou psychiatrique et qui se retrouvent en attente d’un service de première ligne en santé mentale afin de stabiliser leur état ou d’amorcer un suivi à moyen ou long terme. Ces personnes peuvent alors bénéficier de services ponctuels souples et flexibles déterminés à partir de leurs besoins réels et concrets.

Il faut se poser la question de ce qu’il adviendrait de ces personnes qui en sont à leur première expérience avec l’univers de la santé mentale si les services post-crise de Pech n’effectuaient pas la liaison avec les différentes ressources en santé mentale, quelles soient institutionnelles ou communautaires.

Nous pensons que les retombées de ces interventions sont nombreuses : les personnes, en grande majorité, ne retournent pas nécessairement aux urgences psychiatriques, elles reçoivent un soutien qui diminue leur anxiété, la liaison permet que la personne reçoive le bon service au bon moment.